samedi 31 décembre 2011

Strike the pose

Petit exercice de fin d'année inévitable pour la mère bloggueuse parfaite  : la carte de voeux.

Méthodologie : 
  • Trouver le bon éclairage durant une météo hivernale maussade, le bon moment où les grands ne sont pas vissés aux Playmos, à une console électronique, à un Ipad, à un livre, où la chouquette n'est pas à couiner pour être alimentée ou couchée,
  • Tenter de faire en sorte que tous soient à peu près propres et assortis,
  • Réfléchir au positionnement de chaque composante du quatuor,
  • Ne pas omettre de mettre la carte dans l'appareil photographique,
  • Dire 500 fois "souris ! arrête de bouger !" sans que la séance tourne au mélodrame
  • Choisir la photo acceptable parmi 30 floues et 25 aux yeux fermés


Pour finalement obtenir ce concentré plein d'allant et de naturel et vous souhaiter une 2012 joyeuse et toujours en mouvement !





Dessine-moi un mouton

Hier j'ai vécu ce qui s'appelle une prise de responsabilité.
Je me suis rendue au glauquissime Institut/Médico/Légal pour y assister à un rite funéraire  musulman en la mémoire d'une personne d'origine catholique italienne, sur fonds de crissements des rails du métro ligne 5 et des klaxons du Quai de la Râpée.
Aller à une telle cérémonie n'est jamais réjouissant mais pour un défunt que l'on n'a jamais côtoyé de son vivant c'est du domaine de la quatrième dimension. 

Cependant je me devais d'être là pour montrer mon affection à sa veuve. 
Voilà c'est dit j'ai fait mon devoir, alors que je pensais il y a fort longtemps que les devoirs étaient la chose la plus pénible à accomplir dans ma vie d'écolière.

Tantôt, j'étais encore une enfant qui découvrait E.T. sur le premier magnétoscope de la maison familiale et hop je me retrouve trente années plus tard à regarder le même film numérisé avec ma propre famille.

#3 investit doucement mais sûrement son rôle de grand frère protecteur de Chouquette et s'affirme face à son trio de soeurs.

#4 a fait ses premiers pas, prémices à son autonomie sur la longue route de la vie. La voilà qui marche dans la rue, marquant déjà ses velléités d'indépendance et de "moi toute seule".

#1 a assisté à sa première boum, pendant que les vieux étaient calfeutrés dans la cuisine à siroter du champagne, hallucinés de voir leur marmaille déchaînée danser aux sons émis par Dee/zer.

#2 a une peur tenace de la mort. Elle dit souvent qu'elle ne veut pas grandir et rester éternellement une enfant.
Est-ce la peur de nous voir disparaître ou celle des responsabilités qui l'attendent ?
En tous cas, je la comprends un peu, parfois, beaucoup.

Bref j'ai eu 4 enfants  et j'ai soufflé mes 41 bougies.
Même que j'ai à nouveau versé une larme quand E.T. rentrer maison.





vendredi 30 décembre 2011

Un Flashmob beau comme...

un Boléro de Ravel offert aux badauds de la Gare centrale, parce que c'est un chef d'oeuvre qui se prête merveilleusement à l'exercice et parce que Copenhague, un jour...

jeudi 29 décembre 2011

Fouace cocher !

Certes j'aurais pu faire un jeu de mots de meilleure qualité. Mais non.
Estomac plein mais cerveau vidé. Et c'est très bien ainsi.

Dans cette maisonnée, il y a de vrais fans de pains et de viennoiseries et de brioches.
Alors j'ai été investie de la mission difficile de trouver LA recette de fouace qui recueille l'unanimité des gourmets du 177.

En tâtonnant sur les forums de cuisine et dans mon placard à merveilles, j'ai finalement reçu l'aval du jury pour vous présenter la Fouace Aveyronnaise.

Ingrédients
500 gr de farine
125 gr de beurre mou
130 gr de sucre

1 pincée de sel
10 cl de lait

3 oeufs
2 cuillères à soupe de fleur d'oranger
2 sachets de levure de boulanger sèche 

Pour la décoration : 1 jaune d'oeuf délayé dans 1 cuillère à soupe de fleur d'oranger, sucre en grains.

Préparation
Préchauffer le four à 180 °C.

Mettre dans la machine à pain ou un robot avec fonction "pétrissage" (sinon avec vos mimines et votre huile de coude...) tous les ingrédients en veillant à ne pas mettre en contact direct sel et levure.

Une fois que la pâte est bien homogène, laisser lever dans la MAP en fonction. Attention, la cuisson ne doit pas se faire dans la machine.
Si vous avez pétri au robot ou à la main, laissez lever la pâte dans un endroit chaud (comme ma buanderie quand le sèche linge est en fonction...).

Quand la pâte a doublé de volume, repétrir très légèrement.

Former une couronne autour d'un bol allant au four ou un cercle en inox. Si vous êtes aussi doué que moi, vous pouvez faire une boule dans laquelle vous éviderez le centre et placez-y votre cercle préalablement beurré sur le bord externe.
Fignoler la couronne ensuite.

Badigeonner avec le jaune d'oeuf additionné de fleur d'oranger, ajouter le sucre en grains et enfourner pour 20 à 30 mns selon les fours.


Si vous ne vous régalez pas de cette recette, je veux bien être fouacée sur la place publique.

Décembre 2011 : @mélie 10 ans 1/2, V@lentine 9 ans, @ntoine 7 ans et 3 mois, M@rgot 16 mois

@mélie : "C'est quoi une formation Papa ?" (Cela sert à apprendre de nouvelles choses ou à réviser des connaissances que tu as apprises il y a longtemps). "Ah tu vas réviser ta géométrie !"

V@lentine : "Je n'irai jamais dans le jeu de Koh Lanta, je veux pas mourir de faim !!!"
"Oui je sais quand tu étais petite tu n'avais pas le droit de faire cela. Mais c'était il y a très longtemps, l'euro n'existait même pas !"

@ntoine : "Ben oui c'était au Moyen Age, avec les Francs !"
"Mais Directeur de banque c'est pas un métier ça ! Et toi tu es toujours vérifieur des dessins des dessinateurs ? Et à quoi ça sert de vérifier les dessins des maisons ? S'ils font des ratures, tu les grondes ?"
"J'en ai marre mon kiki il est tout le temps debout!"
"Pourquoi les parents ont des coucougnettes poilues ?"

M@rgot : "Papa. Maman. Yaya. Mémé. Na/lee. Papier. Pain. Mam-mam. Pam-Pam. Tomber. Bibon.Non. Tiens."

lundi 26 décembre 2011

Consommation de masse

Je déteste faire les courses. Je hais les supermarchés. 
C'est une aversion compliquée à manier quand il faut nourrir quotidiennement 6 bouches et parfois les copains, amis, famille qui passent.

Alors de temps en temps, il y a la descente dans un magasin de vente en gros : par lot de 6 ou 10 unités, par kilos, etc...Très pratique car j'ai de la place pour stocker un stock de guerre dans la buanderie du 177.
J'y achète quasiment tout, sauf les légumes.

Mais c'est dans ce type d'entrepôt, il y a aussi de quoi pâtisser à tire larigot puisque la clientèle première est avant tout soit épicier au détail, soit professionnel de la restauration.
Et là, c'est fatal, je me retrouve toujours avec des bizarreries dans mon énorme chariot.

L'achat compulsif de la dernière descente consiste en un petit sac de pralines roses. 
Contenance : 2.5 kgs.
C'est la faute à cette recette qui m'a fait grave envie. Sauf qu'elle ne nécessite que 200 grammes de pralines. Avec mon sachet de 2500 grammes, ça en fait des cookies hein...
Pour achever mon boulet-attitude, au moment de ma préparation mentale au rite "Inaugure ton Kitchen Aid comme une VRAIE pâtissière", je me suis aperçue que je n'avais point de chocolat blanc (ni en pépites ni en tablette).

I'm such a big boulet.

Donc optimisation en mode Elastigirl, deux clics de recherche sur la toile plus tard, j'ai lancé la confection des MUFFINS AUX PRALINES ROSES. Notez bien car c'est très compliqué !

Ingrédients pour 18 muffins
400 gr de farine
140 gr de sucre semoule
4 oeufs
2 sachets de levure
30 cls de lait
10 cl d'huile
100 gr de pralines roses concassées

Préparation
Préchauffer le four à 180°C.

Mélanger les oeufs et le sucre. Ajouter farine et levure, puis lait et huile et les pralines à la fin.
Saupoudrer si vous le souhaitez de pralines concassées avant d'enfourner 30 mns.

Et hop, je vais pouvoir en concocter encore 232.

dimanche 25 décembre 2011

Il est né le divin enfant

Ils ont fait des listes de Noÿel longues comme le catalogue de jouets.
D'ailleurs #3, le plus jeune de nos jeunes lecteurs, a carrément fini par arracher les pages publicitaires, las de découper et coller (comme un sagouin).

Alors le gros en rouge a écumé tous les magasins adéquats pour mettre dans sa hotte moults Playmo dont le master big château des Pouffes princesses, la tour des dragons, le centre Safari, une grue télécommandée etc...

Le plus difficile pour la troupe est évidemment d'attendre que toute la tribu Sakado soit levée pour donner le top départ de l'ouverture des paquets.


Et pendant que l'assistant énervement montage est aux manettes, la Chouquette a enfin trouvé une solution pour rester sage.


Comme je suis une vieille grande fille, ma propre liste était plus que réduite, mais en cumulant aussi mon anniversaire, chaque cadeau coûte un bras. 
Le gros rouge devait être un peu fatigué car l'objectif super grand angle 10/24 mm a été livré à la mauvaise adresse, mais il a bien visé mes capacités de gourmande avec un très bel objet culinaire.




M'étant un peu carrément déchaînée hier entre les jaunes de la crème mousseline et les blancs pour les financiers et macarons, il va falloir que nous trouvions un peu de place dans nos estomacs pour que je puisse m'amuser avec mon nouveau joujou.
En attendant, je retourne manger mon troisième Paris Brest
Joyeux Noël à tous et bonnes indigestions.

samedi 24 décembre 2011

Noël 2011, en roue libre !

Ca y est !!!! Me voici enfin en congés après un mois de décembre éprouvant professionnellement.
Libre de toute contrainte et tout stress, je n'ai envie d'en faire qu'à ma tête et pour ce soir, je n'ai pas envie d'une bûche.

J'aurais bien croqué un Saint Honoré mais n'ayant jamais fait de crème chibboust, j'avais peur de me rater et donner des sablés à quatorze personnes en ersatz de beau gâteau.

Alors le choix s'est porté sur un Paris-Brest, pâtisserie que je maîtrise désormais à peu près pour l'avoir apprise à l'école de cuisine du Ritz.

La recette ci-après est pour 8 personnes et me mobilise 1 heure pour la crème mousseline et presque 3 heures pour la pâte + montage + rangement...

Crème mousseline pralinée (se prépare une demie journée avant ou maximum la veille)
La base est une crème pâtissière, montée ensuite au beurre et praliné.
50 cls de lait
100 g de sucre
1 gousse de vanille
5 jaunes d'oeufs
25 gr de farine
25 gr de maïzena
2 g de gélatine en feuille
115 gr de beurre mou (à température ambiante, pas fondu !) découpé en dés
3 cuillères à soupe de praliné (épicerie spécialisée)


Faire détremper dans de l'eau froide la gélatine.


Dans un bol, battre les jaunes avec 3/4 du sucre jusqu'à ce que le mélange soit pâle. Ajouter ensuite la farine, la maïzena. 

Faire bouillir dans une casserole le lait avec un quart du sucre et la vanille. Retirer la gousse. Baisser le feu.
Mettre quelques louches du mélange chaud dans le bol, fouetter et reverser le tout dans la casserole en faisant épaissir.
Ajouter la gélatine préalablement égouttée, bien mélanger. Verser dans un grand saladier et filmer pour empêcher qu'une croûte ne se forme. Laisser refroidir jusqu'à ce que la crème pâtissière soit à la même température que le beurre ramolli.

Juste avant le montage, et dans un autre saladier, fouetter le beurre et le praliné.
Ajouter petit à petit la crème pâtissière pour en faire une crème homogène à la praline. Ajouter de la praline selon goût.
Filmer au contact et mettre au frais.




Pâte à choux
12,5 cls de lait
12,5 cls d'eau
125 gr de beurre
1 pincée de sel + 1 pincée de sucre
5 oeufs
125 gr de farine
100 gr d'amandes effilées
Sucre glace

Préchauffer le four à 200°C

Dans un bol battre les 5 oeufs.
Dans une casserole, faire bouillir lait + eau + beurre. Ajouter sel et sucre.
Jeter en une seule fois la farine et bien tourner afin d'assécher la pâte. Couper le feu et ajouter en 2 ou 3 fois les oeufs en mélangeant bien à chaque ajout.
Le mélange doit être bien lisse et sera prêt à être poché quand en formant un sillon dans la pâte, les bords se referment doucement.


Sur une plaque de cuisson, mettre une feuille de papier sulfurisé sur laquelle vous dessinerez 4 cercles de diamètre identique (entre 15 et 20 cms), bien espacés.

Préparer une poche avec une douille taille PF18.
Y mettre la pâte à choux et sur 2 des cercles, pocher la pâte sur un tour simple tel un anneau.
Sur les 2 autres cercles, faire d'abord un tour simple. Ensuite un deuxième tour à l'intérieur du premier. Et enfin à cheval sur les deux premiers, un troisième tour.
Saupoudrer d'amandes effilées.


Enfourner en position basse du four pour environ 30 mns (surveiller que cela dore bien mais ne brûle pas). Ne JAMAIS ouvrir le four (sous peine que le gâteau dégonfle comme un pneu crevé...).
Réserver les amandes grillées qui ne sont pas collées au gâteau.


Montage du Paris-Brest
Sortir du four dès la fin de cuisson. Avec un couteau à crans, étêter le gâteau le plus volumineux aux 2/3 de la hauteur et réserver le chapeau pour le montage, vous avez donc un "pneu" creux.
A l'intérieur du "pneu", mettre les amandes grillées.

Mettre la crème mousseline dans une poche à douille crantée.
Remplir le pneu avec un à deux cercles de crème. Mettre au dessus l'anneau et ensuite couvrir des décorations en volume. Apposer délicatement le chapeau et pour finir saupoudrer de sucre glace.


Le Paris Brest se conserve au réfrigérateur, dans une boîte en carton ou filmé sinon la crème va se dessécher, et doit être servi frais.


Honnêtement ce n'est pas très difficile, mais cela demande de la précision...Et comme cela requiert beaucoup de concentration, je vous assure que je me sens très détendue...




Joyeux Noël à tous et à toutes !







Et oui la version home made est un chouille moins belle qu'au Ritz, pas de miracle de Noël !!!



samedi 10 décembre 2011

Il était une fois...

La Gaîté Lyrique a été notre jolie découverte pour 2011.
Nouveau temple des arts numériques, il a été posé à proximité du Conservatoire national des Arts Métiers à la fin du 18ème siècle pour être développé par Jacques Offenbach, chantre de l'opérette.

Désormais, dans les salles d'exposition à l'architecture minimaliste, les enfants peuvent écouter les contes de la Gaîté Lyrique où deux talentueux diseurs animent durant 60 à 90 minutes la visite. Grand conte ou petites histoires, les narrateurs embarquent les marmailles dans des univers fantasmagoriques ou légendaires.


Lors d'une visite précédente, nous avions écouté l'épopée de Persée et lors de notre dernière excursion, les petites oreilles ont perçu des histoires matriochkas (une histoire dans une histoire dans une histoire etc...) et des monstres qui deviennent tout gentils.



Cerise sur le gâteau, dans le cadre magnifique du Café de la Gaîté, la conteuse Florence Desnouveaux leur a fait construire leur propre histoire, en voici le résultat...assez étonnant...

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Un jour une petite fille se promenait dans la forêt avec des arbres qui sont plus hauts et plus grands qu'un enfant.
Cette petite fille a plein de créatures autour d'elle, partout. Même dans le nez.
Elle tient un verre de sang glacé.

Un vampire arrive en métro.
Il attaque la petite fille pour attraper le verre de sang.

La petite fille ne sait pas quoi faire parce qu'elle le trouve beau !
Alors elle veut l'embrasser mais elle le rate.

Son baiser atterrit sur le verre, qui tombe sur le sol.
Jaillit alors un haricot magique de 20 kilomètres. 
Elle monte sur le haricot magique, le vampire la poursuit. Il grimpe le plus vite possible. Il la rattrape et quelques trous dans son crâne. Son cerveau sort par des petits trous et va se loger à côté du cerveau du vampire.

La petite fille est un peu énervée parce qu'elle n'a plus de cerveau.
Le vampire se suicide avec un couteau dans son coeur. Et la petite fille récupère son cerveau !!!

(conte participatif, enfants de 7 à 9 ans, durée 15 mns environ).
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Si vous aimez les contes, allez zieuter le calendrier national des interventions des conteurs inscrits à Mondoral. Y sont notamment les excellents diseurs du musée Dapper !!!

jeudi 17 novembre 2011

Collés, serrés....cultivés ?

Les transports en commun, ce n'est pas la panacée et vous pouvez désormais en témoigner en ligner sur le site participatif Cher Voisin de Transport.

Parfois en grève, soumis à des aléas techniques, perturbés par des "incidents voyageurs"...nos moyens collectifs de locomotion laissent parfois à désirer.
Mais pour avoir vécu longtemps dans des régions qui ne disposent pas du même réseau que nous et où l'automobile engorge complètement le réseau routier...s'il m'arrive d'être tassée dans une rame bloquée, je ne tarde pas à me souvenir des heures sans fin où je cuisais dans ma voiture arrêtée sur la route du littoral. 

Et pour finir d'apprécier mon transport urbain, je viens de m'apercevoir avec plaisir que la RATP a étoffé son catalogue de ballades d'architecture contemporaine et dont je vous avais déjà parlé il y a deux ans : Archi-Bus, où par ligne de bus, de tramway ou métro, sont décrits les bâtiments remarquables qui ne sont pas forcément relatés dans les guides de voyage.

Image RATP

A vos tickets, et à plus dans le bus !
(A ce jour : Bus 30, 52,60, 63, 64, 87, 88, 95, 96, la Traverse - tramway 3 - Métro 6)

dimanche 13 novembre 2011

Trop chou


Il y a près de 6 mois j'ai bénéficié d'un cours à l'école de cuisine du Ritz (oui je sais je vous dois le récit de cette mâtinée, mais je suis la reine de la procrastination).

La recette de pâte à choux que je vous livre est celle qui m'a été apprise à cette occasion.

Je n'ai pas été toujours très brillante en réalisation de chouquette, cela doit faire à peu près 7 ans qu'une amie qui me veut beaucoup de bien avait tenté de m'apprendre mais mes choux ressemblaient invariablement à des crottes farinées.

Au fil du temps, j'ai progressé et désormais je sais même faire des éclairs. 
Si vous êtes vous-même doté d'une bonne ampoule au plafonnier, vous aurez compris que j'ai mis 7 années à maîtriser la pâte à choux.

Cependant, je cherchais depuis longtemps à faire les chouquettes comme celles du boulanger. Vous savez, savoureuses, qui fondent en bouchent et qui sont humectées de sucre juste comme il faut mais pas trop. 

Après avoir un chouille réfléchi à cette problématique d'envergure pour mon palais, deux tentatives vers des modes opératoires différents...Voici enfin ma formule magique !




Ingrédients 
5 oeufs
1 jaune
3 cuillères à soupe de sucre en poudre
Sucre en grains
125 grs de beurre
125 grs de farine tamisée
12,5 cls de lait
12,5 cls d'eau
1 pincée de sucre
1 pincée de sel

Opérations

Préchauffer le four à 210°.

Préparer une plaque sur laquelle vous posez une feuille de cuisson.

Préparer une poche à douille, sans douille.

Dans un bol, mélanger 5 oeufs. Réserver.

Dans une casserole, faire chauffer beurre, lait, eau, pincées de sucre + sel.
Quand le beurre est fondu, retirer la casserole du feu et ajouter en une fois la farine. Bien mélanger jusqu'a ce que la mixture devienne compacte.

Y ajouter en 3 à 4 fois les oeufs en mélangeant bien avant chaque ajout.
Au final l'appareil doit être lisse et assez liquide comme une pâte à gâteau.

Pocher les chouquettes par petit tas, pas plus gros qu'un marron, sur la plaque en espaçant bien chaque monticule.
Poser sur chaque chou une petite poignée de sucre en grains.

Enfourner la plaque pour 20 mns environ. Les choux doivent être bien gonflés et à peine dorés.

Dans un bol, mélanger le jaune d'oeuf avec les 3 cuillères à soupe de sucre, ajouter une à deux cuillères à soupe d'eau.
Entrouvrir le four et appliquer le jaune d'oeuf au pinceau.
Le contact avec l'air ambiant va faire dégonfler les choux. NO PANIC.

Remettre au chaud à 150°C porte entrouverte pour 15 mns environ, le temps que les choux regonflent et soient bien dorés.

Verdict sur les chouquettes by la Chouquette : 



PS #1 : ne pas dorer au jaune d'oeuf lors de la première cuisson, sinon les choux seront trop colorés.


PS #2 : cette semaine j'ai offert à une autre gourmande ce livre, et je crois bien que je vais me l'offrir très très prochainement.



jeudi 10 novembre 2011

Joie ! Joie ! Belle étincelle divine !

Vous avez bien évidemment comme moi reconnu sans délai les premières paroles de l'hymne européen...c'est à dire L'Hymne à la Joie. Et comme j'ai le sentiment qu'un petit mémo audio ne serait pas du luxe...vous pouvez cliquer ici-bas pour actualiser votre Beethovenmania.



"Maman, Maman, je vais chanter à l'Opéra Garnier !" crie #2 à tue-tête (Schrcrogngneu...je pensais que Garnier n'accueillait que les tutus ! On aurait osé me mentir ???)
Vérification faite dans le cahier de correspondance, ma fillote de 9 ans va donc chanter L'hymne à la Joie en version originale, à Pleyel avec l'orchestre symphonique de Radio France, dirigé par Myung Wung Chung. Noyée au milieu de 1499 autres enfants.



Je suis curieuse de voir comment s'orchestre une telle masse de zébulons, alors je me suis évidemment inscrite sur la longue liste des parents accompagnateurs en espérant être retenue le 1er décembre.

Et puis si je ne suis pas avec eux, au moins j'aurais pu savourer la suite des paroles : Fille de l'Elysée, nous entrons l'âme enivrée dans ton temple glorieux."
Texte amusant en ces temps électoraux dans une UE bien secouée...



dimanche 6 novembre 2011

Des toupies, des figurines, des livres, des légos...

tout plein de cadeaux ...C'était trop cool.
Ok il faudrait peut-être que je démarre mon histoire au début.

En fait, ça a failli ne jamais avoir lieu, mais finalement elle a changé d'avis. 
Déjà que j'ai jamais pu faire de goûter d'anniversaire, soit parce qu'on venait de déménager, soit parce que ma petite soeur venait de naître, soit parce que je l'ai tellement énervée qu'elle a dit qu'elle ne voulait inviter personne.

"Elle" c'est Maman, je l'adore mais des fois vraiment...ben elle est pas hyper rigolote.
Alors comme je suis né en septembre, j'aurais dû avoir mon goûter avec mes copains depuis longtemps, mais bon je pense qu'elle avait un peu raison et que j'ai vraiment exagéré en début de l'année du CE1.
Mais je m'en fiche, hein, je savais bien qu'elle finirait par me dire qu'on inviterait mes copains.

Un soir, elle est revenue avec des invitations à remplir, même qu'elle les a écrites elle-même et que j'ai décidé d'inviter 6 mecs du CE1 A et B. Je voulais en inviter plus mais elle était pas trop d'accord, enfin elle devait avoir raison parce qu'ils sont un peu turbulents et tout et tout, tu comprends ?

Et puis ma mère, elle ne rigole pas avec les invitations et les réservations et tout ça, alors finalement il n'y en a 5 qui ont répondu et qui sont venus.
Maman ne savait pas trop ce qu'on allait faire comme sortie, un atelier ou un musée. Et puis le samedi matin, elle m'a dit qu'on irait écouter des contes. J'ai eu peur que mes copains trouvent cela bof-bof mais Maman avait pas l'air de vouloir changer d'activité, alors bon tant pis j'allais pas râler, elle aurait été capable de tout annuler.

Ils sont arrivés en cascade les uns après les autres le samedi après-midi.
Il y avait Elvis le balèze, Lucas la carotte - on l'appelle comme cela à cause de ses cheveux et on n'a pas le droit le taper parce qu'il porte ses lunettes tout le temps, Benjamin la puce parce qu'il est tout petit, Gwenael et Augustin mon voisin qui est en CM2.
Mes copains ils ont eu tout de suite une idée super cool. Ils ont décidé de faire une bataille de coussins.
Maman elle ne s'en est pas rendue compte tout de suite parce qu'elle aime bien discuter avec les autres mamans.

Quand Elvis est tombé sur Benjamin, ça a fait un gros boum sur le parquet et les deux sont restés immobiles pendant au moins trois jours. Comme à la fin, Benjamin ne se relevait pas, j'ai quand même été chercher Maman.
Je ne sais pas pourquoi elle avait l'air contrariée et elle nous a dit d'enfiler tout de suite nos baskets et nos blousons.

On est parti dare-dare dans la rue, même que Lucas voulait donner la main à personne parce que c'est vrai quoi on n'est pas des filles et il y avait pas la maîtresse pour dire de faire le rang, et on est monté dans le métro.
Là Lucas a fait l'andouille comme d'habitude mais ça Maman le savait pas parce que c'était la première fois qu'elle le voyait. Alors j'ai prévenu Lucas que Maman elle rigolait pas forcément avec le bazar dans le métro, et avec le bazar tout court, et même que Lucas il a dit que si ma Maman le grondait alors la sienne lui couperait la tête. Même pas vrai. Alors j'ai voulu lui coller une tarte mais Elvis m'a arrêté le bras et ma tarte est arrivée sur le crâne de Gwenael qui a crié très fort que je lui avais fait très mal.

Là, Maman a dit "STOP ! On descend !"

Pour qu'on court un peu, Maman a proposé qu'on joue à 123 Soleil. 
Mais ils arrêtaient pas de tricher alors on est arrivé à un théâtre, ça s'appelle la Gaîté Lyrique mais on n'a pas vu de siège, de rideaux, de scène ou même des comédiens.

On a vu Julien et Irène. Irène, elle nous a distribué des coussins en nous disant que c'était pas pour poser sur la tête et Julien, il avait l'air tout gentil mais il avait quand même une grosse voix pour nous dire qu'il fallait qu'on écoute bien l'histoire qu'il allait nous raconter.

Alors là, c'était hyper bizarre parce qu'ils nous ont fait rentrer dans une salle toute sombre où il y avait plein d'ombres et de lumières, il paraît que ça s'appelle une exposition. 
Et là Julien a commencé à raconter l'histoire terrible de Persée. Même que des fois je me souviens plus de son nom de guerrier et je l'appelle Vis.


De temps en temps, Julien nous a fait changer de place dans l'exposition et on pouvait jouer avec les objets mais bon quand même on était là pour le conte alors il fallait un peu se tenir tranquille.
Et puis quand même hein Julien il raconte trop bien les batailles avec les épées, Pégase et Médusa.
Exposition TRACKERS jusqu'au 13/11/11


L'histoire de Persée elle est vachement bien, il a une tête de gorgonne qui te transforme en pierre si tu la regardes et je crois que Maman elle aurait bien aimé l'avoir dans son sac comme Persée pour nous pétrifier.
A la fin du conte, on aurait pu aller jouer à des jeux vidéo à l'étage mais comme on a vraiment trop fait les andouilles dans les toilettes, Maman elle a préféré nous emmener au square en face du théâtre.



On a joué à chat perché et je sais pas comment ça se fait mais Benjamin s'est retrouvé avec le chewing gum d'Elvis dans les cheveux et Gwenael il a fait que tricher alors j'ai été bouder comme Zeus. Lui c'est le père de Persée, je suis sûr que tu le savais même pas. 
Maman elle a pas aimé que je fasse Zeus et que Benjamin pleurniche. 


Alors, Maman a dit "STOP ! On rentre !"

Dans le métro, Lucas a encore fait le clown mais Maman l'a laissé faire. Bizarre.
Ensuite à la maison, j'ai ouvert mes cadeaux et on a mangé le gâteau au chocolat qui était trop bon mais tout le monde voulait jouer avec mes toupies.

Même qu'ils voulaient tous refaire une bataille de coussins sauf Benjamin qui avait peur de coller un coussin sur son chewing gum.

Mes grandes soeurs arrêtaient pas de gronder mes copains qui trouvaient ma petite soeur enquiquinante. Mes copains rigolaient, la chouquette pleurait et mes grandes soeurs criaient. 
J'ai failli devenir sourd. Maman aussi.

Alors on n'a pas eu le droit de faire la bataille mais on a pu regarder un dessin animé et même que Lucas il a écrasé le doigt d'Elvis. Mais comme Elvis est balèze, il a rien dit il a juste bousculé Lucas qui a crié qu'il fallait pas toucher à ses lunettes. 

Après les parents sont tous arrivés, mes copains ont été obligés de rentrer chez eux et tout d'un coup il n'y avait plus de bruit dans le salon.

C'était drôlement chouette ce premier goûter hein Maman ?!?
Même que la maman de Lucas a dit à la mienne qu'elle était hypra sympa. Je suis assez d'accord.


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La Gaîté Lyrique - 3 bis rue Denis Papin - 75003 Paris - M°Réaumur Sebastopol.
Renseignements et réservations fortement recommandées par téléphone du mardi au samedi, uniquement l'après-midi au 33 (0)1 53 01 51 51 ou envoyer un mail à publics@gaite-lyrique.net ; ticket 5 euros par personne, possibilité de régler en chèque culture. Durée du conte : environ 1 heure.

Vive la Radio, vive la France....

Ces jours derniers, j'ai préféré sacrifier mon porte-monnaie qui tendrait plutôt vers l'acquisition d'une veste grise, d'un manteau camel et de derbies assorties...au bénéfice de la maintenance de l'électroménager familial qui part en sucette.

Si l'amour dure deux années, à l'intérieur de mon humble masure les appareils capotent systématiquement au bout de trente-six mois. 
Après avoir réglé les trois interventions des différents réparateurs, je me suis dit que pour les sommes cumulées dans ces dépenses ô combien jouissives, j'aurais pu aller à l'Opéra Bastille en place orchestre.

Mais comme je suis une mère absolument incroyable, j'aime aussi partager la belle musique avec ma formidable progéniture.
Pas uniquement parce que cela permet une sortie au sec durant les jours pluvieux, venteux et trop frais pour geler au square pendant qu'ils y font les chimpanzés, mais aussi parce que les sièges y sont généralement confortables et que si le concert n'est pas intéressant, je peux toujours m'assoupir. Ok je plaisante (à peine).

Alors si vous ne le saviez pas encore, Radio France a mis en place différents partenariats avec notamment la salle Pleyel et le 104 pour que nos chérubins puissent comparer la rythmique chez Brahms et celle de Se/xion d'As/saut.
Votre marmaille a peut-être le bonheur de suivre le programme en groupes scolaires, si vous souhaitez les emmenez vous-mêmes, suivez les carrés violets !

Dans le bilan financier familial, je vais pouvoir continuer à budgéter des dépanneurs, dans la mesure où les billets sont vendus 8 euros par place.
Merci Radio-France (et les subventions du ministère de la culture...) !

mercredi 2 novembre 2011

Par ici la bonne soupe !

Samedi prochain, de 9 à 18 heures, allez flâner du côté de Montmartre. 

A la place des Abbesses, vous y humerez certainement les effluves des légumes fraîchement détaillés et mijotant délicatelement. 
Vous assisterez alors au premier festival de la Soupe à Paris, appelé en ces temps de bobo-Ittude... Amoureusement soupe

Animé par un collectif de bloggers culinaires, la journée se clôturera par l'élection de la meilleure soupière. 
A vos cuillères (à soupe bien sûr.. !) 

(Et moi je suis nominée à amoureusement mère tu seras, 6 marmots tu trimballeras).